Gansu

Le Gansu, dans le Nord-Ouest de la République Populaire de Chine, est situé entre le Qinghai, la Mongolie intérieure et les plateaux de Huangtu. Il borde la Mongolie au Nord et le Zinjiang à l'Ouest. La province est souvent appelée corridor du Hexi ou corridor de Gansu. Elle a une population de plus de 25 millions d’habitants dont la plupart sont des Chinois Hui.

History

Le Gansu fut peuplé depuis les périodes préhistoriques par de nombreuses cultures néolithiques. Beaucoup d’artefacts proviennent de la culture Dadiwan, qui s'est épanouie dans l'Est du Gansu de 6000 à 3000 avant J-C.
La culture Majiayao (3100 - 2700 avant J-C) ainsi qu’une partie de la culture
Qija (3100 - 1900 avant J-C) ont également laissé leur empreinte dans cette province.
L'état de Q’in, fondateur de l'empire chinois s’est développé au-delà de sa frontière
Sud-Est, néanmoins le Gansu semble de fait, être le berceau de cet état prospère. En effet, de nombreux tombeaux Q’in et objets façonnés, ont été découverts à Fangmatan (près de Tianshui). Une carte vieille de 2200 ans, du comté de Guixian, provient également de ce site.

Le Gansu était un avant-poste et une ligne de communications stratégiques pendant les périodes impériales. Les H’an prolongèrent la Grande Muraille au travers de ce corridor, avec la porte de jade (Yumenguan) et les villes fortifiées de Yangguan adossées à la muraille. Des vestiges de ces villes existent encore à cet endroit. Les Ming choisirent également d’y construire le poste avancé de Jiayunguan.

La route de la soie qui longeait cette province a accéléré, d’une façon spectaculaire son développement. Outre l’impact économique, les idées, les croyances véhiculées par les caravanes ont eu une influence considérable sur la pensée chinoise. Ainsi, les temples et les grottes bouddhistes des cavernes de Mogao (Cavernes des Mille Buddhas) ainsi que celles de Maijishan qui abritent des fresques murales sont-elles des objets de valeur artistique et historique caractéristiques des influences venues de l’Inde notamment. En août 2006, un manuscrit, couvert de caractères chinois, a été mis à jour dans une garnison occidentale, ayant abrité les H’an, près de la passe de Yumen. Ce manuscrit, très bien conservé, semble dater d’environ 8 avant J-C.

Le Gansu contemporain, a souffert de désastres naturels, en particulier de tremblements de terre qui ont marqué la mémoire collective. Environ 180.000 personnes moururent en 1920 dans un tremblement de terre enregistrant 8,6 sur l'échelle de Richter. En 1932, plus de 70.000 personnes étaient mortes dans les mêmes conditions. Les sécheresses et les famines ont également décimé le Gansu et gêné sa croissance économique.
Actuellement la province essaie de tirer parti de ses ressources minérales et energétiques en développant l'industrie minière. Il est à noter que l’exploitation de certaines mines, en particulier celle d’uranium de la province de Têwo, menacent la pérennité de l’environnement.

Géographie

C’est dans la province du Gansu que se trouve le point géographique marquant le centre de la Chine. Ce point virtuel est matérialisé par un monument érigé à 35,33 degrés de latitude Nord et à 103,23 degrés de longitude.
De nombreuses oasis fertiles défient les vastes étendues du désert de Gobi. La rivière Huang He traverse la partie méridionale de la province, cependant que le Fleuve Jaune y reçoit la majeure partie de ses affluents avant de pousuivre son cours vers Lanzhou.
La province a une superficie de 454.000 kilomètres carrés et son altitude avoisine la plupart du temps mille mètres, au-dessus de niveau de la mer. Plate dans le nord, très montagneuse dans le sud, elle culmine dans la chaîne de montagne Qilian à 5.547 mètres.

Economie

Le coton, l'huile de lin, le maïs, le millet et le blé sont les plus importantes productions de la province. Le Gansu est également réputé pour la bonne qualité de ses plantes médicinales sauvages, employées dans la pharmacopée chinoise.
Cependant, l'exploitation minière représente le principal atout de l'économie. Avec ses 3.000 gisements très productifs, de 145 minerais différents, le Gansu extrait l'antimoine, le chrome, le charbon, le cobalt, le cuivre, le fluorite, le gypse, le fer, le plomb, le calcaire, mais également le mercure, le nickel, le platine, le tungstène et même le pétrole à Yumen et Changqing. Les réserves de charbon sont estimées à 8,92 milliards de tonnes.
D'autres industries, la plupart du temps liées à l'industrie minière, incluent la production d'électricité, la fabrication des matériaux de construction, ainsi que celle des machines d'exploitation du pétrole et de la pétrochimie.
Ses ressources en eau représentent une importante source d'énergie. La province est la neuvième en Chine pour son potentiel hydroélectrique.

Démographie

Le Gansu compte 26.033.400 habitants dont 73% de ruraux. Peuplé à 92% par les Han, le Gansu accueille de nombreuses minorités, Hui, Tibétains, Dingxiang, Tu, Manchous, Uyghur, Bonan, Mongols, Salar et Kazakh.

Culture

La plupart des habitants parlent les dialectes de la Chine du Nord. Le long des frontières, le tibétain, le mongol et le kazakh sont couramment employés bien que la plupart des minorités parlent également chinois. La cuisine élaborée à partir de produits du terroir, haricots, patates douces, blé, millet et orge est surtout célèbre pour ses nouilles étirées à la main.

Nature

659 espèces d’animaux sauvages vivent dans la province, y compris le panda géant, le singe au nez retroussé, l’antilope, le léopard des neiges, le cerf commun, le bœuf musqué, et le chameau de Bactrian (2 bosses). 24 espèces animaux rares et 441 espèces d’oiseaux sont protégées par l'Etat. Plusieurs de ces espèces et sous-espèces sont uniques au Gansu, donnant à la province une grande valeur aux yeux des naturalistes et des protecteurs de la nature. Parmi les plantes médicinales recensées, la racine velue, les bulbes de fritillaire et le champignon à chenilles chinois sont les plus prisées. La province est le second fournisseur de la Chine.

Attractions touristiques

Jiayuguan sur la Grande Muraille est une des destinations plébiscitées par les touristes. Construit vers 1372 près d'une oasis sur la frontière la plus occidentale de la Chine de cette époque, son nom signifiait « le Premier et le Plus Grand Passage Sous le Ciel ». Une légende amusante tente d’expliquer la présence d’une brique isolée sur le rebord de l’une de ses portes. Sommé d’évaluer la quantité de briques nécessaires à la construction de l’ouvrage, l’architecte aurait été précis au point de ne se tromper que sur cette brique excédentaire qui mise en évidence , afin de commémorer les talents et la précision du bâtisseur.

Jiayuguan sur la Grande Muraille est une des destinations plébiscitées par les touristes. Construit vers 1372 près d'une oasis sur la frontière la plus occidentale de la Chine de cette époque, son nom signifiait « le Premier et le Plus Grand Passage Sous le Ciel ». Une légende amusante tente d’expliquer la présence d’une brique isolée sur le rebord de l’une de ses portes. Sommé d’évaluer la quantité de briques nécessaires à la construction de l’ouvrage, l’architecte aurait été précis au point de ne se tromper que sur cette brique excédentaire qui mise en évidence , afin de commémorer les talents et la précision du bâtisseur.

La route de la soie et la ville de Dunhuang

La route historique de la soie, partant de Chang'an vers Constantinople, conduisait les principaux négociants à Dunhuang où ils pouvaient se procurer de la nourriture fraîche, des chameaux et une escorte, pour la périlleuse traversée du désert de Takla Makan. Avant de quitter Dunhuang ils priaient dans les Grottes de Mogao afin d’être protégés. S'ils revenaient vivants, ils retournaient aux Grottes pour réciter des prières de remerciements. Les négociants formaient des caravanes de chameaux pour se protéger contre les voleurs. Ils étaient toujours soulagés d’atteindre Kashi (Kashgar) où la plupart d'entre eux concluaient leurs affaires et s’en retournaient. Ceux qui continuaient, pouvaient échanger leurs chameaux de Bactrian contre ceux à simple bosse. Ils appréciaient quelques fruits locaux, puis repartaient pour leur prochaine destination.

Temple de Bingling

Aussi appelé ‘‘Grottes de Bingling’’, le temple de Bingling est un complexe de cavernes bouddhistes dans une gorge le long du fleuve Jaune. Fondé en l'an 420, il contient des douzaines de cavernes remplies de fresques, de gravures et de sculptures. Parmi les travaux les plus étonnants figure le Bouddha Maitreya, qui se tient à plus de 27 mètres de haut. Ce Bouddha est semblable aux grands Bouddhas des falaises de Bamiyan en Afghanistan, maintenant détruits par les Talibans. Seul le bateau permet, en été et en automne, d'atteindre le Bouddha Maitreya.

Monastère de Labrang

Construit en 1710, ce monastère est l'un des six principaux monastères de la tradition Gelukpa, du bouddhisme tibétain, et le plus important de l’Amdo. C’est le plus grand monastère tibétain hors du Tibet. Ses six facultés abritent plus de 60.000 textes religieux et autres travaux de la littérature ou artefacts culturels. .

Facultés et universités

Université de Lanzhou
Université de l’agriculture de Gansu


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